Enseignements tirés des cours de mon Cheikh Aboû Fahîma, qu’Allâh le préserve
Au nom d’Allâh, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux.
Louange à Allâh, Seigneur de l’Univers, et que la prière et le salut soient sur Son Messager: le fidèle digne de confiance. Cela étant dit :
La traduction, de manière générale, et la traduction islamique, en particulier, repose sur la nécessité, pour le traducteur, d’acquérir les mécanismes d’une compréhension correcte du texte d’origine, et ce notamment dans les textes scientifiques qui exigent une bonne connaissance de la science en question. Car le traducteur se trouve souvent confronté à des obstacles d’ordre cognitif et méthodologique qui l’empêchent de transmettre le sens « exact » du texte de référence, et cela ne se produit généralement que du fait d’une défaillance dans le processus de compréhension, dont la cause est un manque de bagage cognitif global.
Dans ce cadre, notre cheikh et Professeur le Docteur Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad, qu’Allâh le préserve, a statué dans ses articles qu’il n’est point de traduction sans linguistique (1).
En effet, la science linguistique, avec ses différentes branches et spécialités, constitue un outil méthodologique fondamental qui aide le traducteur à surmonter les lacunes dans sa maîtrise complète d’une science donnée, et contribue à renforcer ses points de faiblesse cognitive — ce qui est chose naturelle, puisqu’on ne saurait concevoir un traducteur ayant étudié l’ensemble des sciences de la Charî’a dans leur interdépendance et les ayant pleinement maîtrisées, ni maîtrisant parfaitement la langue d’arrivée dans tous ses recoins, ni la langue d’origine dans sa grammaire, sa morphologie, sa rhétorique et sa syntaxe.
Cependant, ces connaissances s’acquièrent à des degrés variables, et se sélectionnent par l’intelligence du traducteur et sa capacité d’analyse, ce qui lui permet de se rapprocher davantage du sens correct.
Cela n’infirme toutefois pas une vérité méthodologique fondamentale, à savoir que le traducteur doit nécessairement posséder une maîtrise plus ou moins considérable de la science dans laquelle il traduit, celle-ci constituant le fondement de la compréhension première sur laquelle se bâtit l’acte traductif.
C’est, en fait, par cette imbrication entre le savoir spécialisé et l’outillage linguistique que se réalise la compétence du traducteur, et que se concrétise pour lui la compréhension la plus juste des textes, y compris au-delà des limites de sa spécialité directe dans les grands champs de l’islam et des langues.
✍️Par: Aboû Èl Mè’êlî Ibrahim Èl Khatâbî
✍️Texte arabe et traduction révisés et corrigés par:
Dr Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad.
Jeudi, 20 Rabî’ Èth-Tênî 1448 H.
Corr. au 1er octobre 2026 G.
Pour le texte source:
Publié sur: Enseignements tirés des cours de mon Cheikh Aboû Fahîma, qu’Allâh le préserve – العلم والعمل
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¹ Voir, sans injonction, ses articles dans la rubrique « Recherche linguistique », sur : https://scienceetpratique.com/?cat=28, ainsi que les deux premiers épisodes de la série « Aux horizons de la Traduction islamique », sur: https://t.me/scienceetpratique