Condamner les hérésiarques (innovateurs) est un des plus immenses domaines d’ordonner le bien et d’interdire le mal

Par l’illustre érudit,

Le cheikh Rabî‘ Ibn Hêdi El Medkhalî

Extrait de Les réponses salafies de l’érudit Rabî‘ Ibn Hêdî El Medkhalî aux questions méthodologiques d’Aboû Rawêha, édition Madjêlis El Houdê, 2ème éd., 1428, 2006 G., Alger.

Traduit par

Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên AYAD

 

Question : 

Beaucoup de gens pensent que le fait de répondre aux partisans des hérésies [el bidè‘] et des passions détruit l’itinéraire scientifique tracé par l’étudiant dans son cheminement vers Allâh. S’agit-il ici d’une conception correcte ?

Réponse :

Ceci est une conception qui est nulle (fausse). Cela fait partie des méthodes des partisans du Faux, des partisans des hérésies afin de faire taire les Gens de la Sounna. En effet, condamner les partisans des hérésies est un des plus immenses domaines d’ordonner le bien et d’interdire le mal.

Cette communauté (islamique) ne s’est distinguée de toutes les autres que grâce à cette caractéristique Vous êtes la meilleure communauté qu’on n’ait fait surgir aux gens : vous ordonnez le bien, interdisez le mal et croyez en Allâh.﴿ Êl ‘Imrân (La Famille d’Imran), v. 110. Ainsi, condamner le mal est une application de ce que le jeune musulman apprend (de la bonne) compréhension dans la religion d’Allâh -Béni et Très-Haut soit-Il-, et dans son étude du Livre d’Allâh et de la Sounna de Son Messager -sur lui la prière et le salut-.

Or s’il ne pratique pas cet ordre du bien et cette interdiction du mal, notamment envers les partisans des hérésies, il se peut qu’il soit concerné par la Parole d’Allâh -qu’Il soit Béni et Très-Haut- Ceux des Enfants d’Israël qui n’avaient pas cru ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie, parce qu’ils désobéissaient et transgressaient. Ils ne s’interdisaient pas les uns les autres ce qu’ils faisaient de mal. Comme est mauvais, certes, ce qu’ils faisaient.﴿ El Mê’ida (La Table Servie), v. 78-79.

S’il aperçoit que l’hérésie se répand, qu’elle a des prédicateurs, des transmetteurs, des défenseurs et des lutteurs contre les Gens de la Sounna, comment se tairait-il alors ? Quant à leur dire que cela détruit la science, ceci est un mensonge ! Cela fait plutôt part de la science et de la pratique de la science.

De toutes les manières, l’étudiant en science (islamique) se doit de spécifier des moments pour l’acquisition dont il doit être sérieux, car il ne pourra faire face aux maux que par la science. Il doit en tous cas acquérir la science et la pratiquer en même temps. Et Allâh -Béni et Très-Haut soit-Il- bénira sans aucun doute à un tel étudiant pratiquant de sa science.

En revanche, la bénédiction pourrait lui être ôtée quand il voit les maux se perpétrer devant lui, mais lui dit : « Non, non… Je n’ai pas encore recherché la science. » Il aperçoit des œuvres d’égarement ; les Gens du Faux lancent les slogans du Faux, ils y appellent les gens  et les égarent et lui dit : « Non, non, je ne m’occupe pas de ces choses. Moi je m’occupe d’apprendre la science » ! C’est-à-dire qu’il s’entraîne à la transigeance (el moudêhana), qu’Allâh vous bénisse.